Travail des mots
Pour que puisse s’arrêter ce penser échevelé
Et cesser que réveille
Ce qui tant blesse.
N’éveille à sa pensée
Que ce qui serait né
Un très doux jour d’avril,
Sans pas plus annoncer et lors sans menacer
Ce qui commence.
Comme, comme
Serait un rêve
Pour l’esprit échauffé,
Essoufflé et lancé !
Comme, comme
Serait- ce espérer !
Et la simplicité, et la fragilité
Assumées, bercées.
Les mots balanceraient ;
Le cœur très haut irait alors
Et rirait de jouir
De l’air attrapé
Comme la queue agitée au manège
Où gagner tant de tours enivrants.
Et foncer en guirlande dans les grands toboggans
Qui font tourner tout seul et gagner la vitesse.
Et toujours et encore
Savoir recommencer,
Et mettre à plaisir
De la joie là où vas,
Là où tu peux la prendre
A pleines mains sans savoir
Et la voir t’embrasser
Et embrasser aussi ceux que tu sais vivants.
Voilà, tu le verrais dans ce cristal d’un vent
Lumineux au matin et briller sur la fine épine
Transparente d’une herbe en son bouquet.
Et tu ramasserais
Quelque odeur bruissante
Que tu rapporterais et filerais en tes mots.
Repartirait enfin en ton cœur
Le doux tintement grinçant du rouage puissant
Qui s’en tourne puisant l’eau…et puis va la vidant.




